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L’orchestre est un monde fantastique, j’y ai vécu beaucoup d’expériences comme auditeur, mais jamais encore comme acteur.

Thomas Enhco

Thomas Enhco

Aux côtés de Mozart et Gershwin, vous allez jouer votre propre concerto pour piano, que l’OPPB vous a commandé. En tant que pianiste, compositeur et improvisateur, très investi dans le jazz, comment percevez-vous cette commande et quelles sont vos ambitions avec cette œuvre ?

C’est la toute première fois que j’écris pour orchestre symphonique ! Je suis à la fois très excité et un peu intimidé. J’ai baigné dans la musique classique, en ai toujours écouté et travaillé avec passion, mais mon parcours dans le jazz depuis l’enfance me fait composer d’une façon hybride : avec, toujours, certains éléments écrits précisément, d’autres improvisés dans un cadre plus ou moins défini. Il y a de ça dans ce premier concerto : une partie orchestrale intégralement écrite, et une partie soliste laissant beaucoup de place à l’improvisation. Mon côté classique a envie de mélodies et de formes, et mon côté jazzman a très envie de jouer avec le rythme !

Vous venez du jazz, et vous êtes avant tout passionné par la musique en général, que représente un orchestre symphonique pour vous aujourd’hui ?

Il y a deux ans, j’ai eu fortement besoin de solitude, de me tourner vers l’intérieur et de revenir au piano seul, d’y chercher le dépouillement et les textures orchestrales ; j’ai donc enregistré et beaucoup tourné en piano solo, c’était un vrai voyage méditatif. Aujourd’hui c’est l’inverse, j’ai envie de timbres, de foisonnement de vie à l’extérieur de moi et du piano, et de me plonger là-dedans. L’orchestre est un monde fantastique, j’y ai vécu beaucoup d’expériences comme auditeur, mais jamais encore comme acteur. J’ai hâte !

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