*15, 16, 17 & 18 avril 2020 — Église Saint-Jacques

Les 15, 16 & 17 avril à 20h30 (rencontre avant concert à 19h)
Le 18 avril à 18h (rencontre avant concert à 17h)

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Chœur OPPB, Pascale Verdier

Choeur OPPB, Pascale Verdier

Andreea Soare, soprano
Agata Schmidt, mezzo soprano
Oleksiy Palchykov, ténor
Mateusz Hoedt, basse

Direction, Fayçal Karoui

 

Dvorák : Stabat Mater

Alors qu’il est encore peu connu en dehors de son pays d’origine, le Stabat Mater va contribuer à faire connaître l’auteur sur la scène mondiale. L’œuvre est dédicacée à František Hušpauer, un ami d’enfance du musicien. Elle est sa première œuvre sacrée (à part une messe de jeunesse qu’il a détruite et une autre qui a été perdue) et est intimement liée à la tragédie familiale qui frappe Dvořák. Le 21 septembre 1875, sa fille nouveau-née Josefa meurt. En réaction à ce deuil, Dvořák compose une première version de l’œuvre entre le 19 février et le 7 mai 1876. Cette version est confiée à quatre solistes, un chœur et un piano. Dvořák met l’œuvre de côté sans aborder l’orchestration.

Dvořák perd ses deux autres enfants à quelques semaines d’intervalle, sa fille Ruzena le 13 août et son fils ainé Otokar le 8 septembre 1877. C’est alors qu’il reprend le manuscrit abandonné l’année précédente. Il rajoute trois mouvements (les numéros 5, 6 et 7) et orchestre l’ensemble de l’œuvre entre octobre et le 13 novembre 1877.

Le compositeur suit dans l’ensemble la version liturgique du Missel romain, mais s’en éloigne de temps en temps vers la fin pour suivre celle de la séquence du XIIIe siècle de Jacopo da Todi, qui traduisent plus spécifiquement sa propre douleur, suivant en cela une pratique fréquente au XIXe siècle.
Le compositeur a dépassé sa propre souffrance pour donner une œuvre empreinte d’émotion confiée plus aux voix qu’à l’orchestre, mais jaillissante et spontanée même dans l’affliction atteignant ainsi une grandeur universelle.

 

 

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