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10 octobre 2021 à 15h30 – Théâtre Saint-Louis

 

Baptiste Trotignon

 

Baptiste Trotignon, piano

  • Récital de piano jazz

Baptiste Trotignon (né en 1974) commence le piano à l’age de 8 ans. Adolescent, il découvre le jazz et l’improvisation qu’il apprend en autodidacte. En 1994, il est à la fois pianiste et comédien dans le film d’Alain Corneau “Le Nouveau Monde”, et un an plus tard, décide de s’installer à Paris.

Il monte en 1998 son trio avec Clovis Nicolas (contrebasse) et Tony Rabeson (batterie) et signe avec le label indépendant Naïve : ses deux premiers albums “Fluide” et “Sightseeing” le révèlent, à 26 ans, comme l’un des plus spectaculaires, complets et séduisants pianistes de la nouvelle génération. Il se voit alors décerner plusieurs récompenses : Django d’Or, Prix Django Reinhardt de l’Académie de Jazz, Révélation française aux Victoires du Jazz 2003, et il obtient également en 2002 le Grand Prix du Concours International Martial Solal.

Suivent à partir de 2003 deux albums en piano solo, tous deux grandement salués par la presse et le public (“Solo”et “Solo II”), et Baptiste commence alors à être présent sur la plupart des grandes scènes françaises et internationales : Salle Pleyel, Marciac, Montréal, Vienne, Nice, Montreux, Toronto, La Roque d’Anthéron, Piano aux Jacobins…

A partir de 2005 il entame une période de collaboration musicale avec le saxophoniste David El-Malek qui donnera naissance à deux albums en quartet, ainsi qu’avec Aldo Romano (dont l’album “Flower power”, reprises de chansons pop des années 70).

Au cours des années suivantes il multiplie les rencontres éclectiques tout en continuant à développer une musique résolument ouverte et bouillonnante : concerts en duo avec des improvisateurs de haut vol comme Tom Harrell, Brad Mehldau ou encore avec les pianistes classiques Nicholas Angelich et Alexandre Tharaud ; direction artistique de soirées-hommages à Edith Piaf et Claude Nougaro à Montreux ; musique de fim pour le “Sartre” de Claude Goretta ; tournées à l’orgue Hammond B3 avec le “Trouble shootin” de Stefano Di Battista…

Début 2009 sort le premier album “américain” de Baptiste, “Share”, enregistré à New-York. Il y retrouve Eric Harland et y réunit Tom Harrell (légende vivante et inimitable de l’histoire du jazz) et Mark Turner. L’album est un succès et sera suivi d’un Live survolté enregistré à Londres (“Suite…” – 2010). Dans les mois qui suivent il en écrit une version avec orchestre à cordes et vents créée au Festival Jazz in Marciac.

La Sacem lui décerne en novembre son Grand Prix du Jazz 2011.

En 2012, outre plus de 80 concerts en Europe ainsi qu’en Asie, Baptiste sort à l’automne un album étonnant et audacieux intitulé “Song Song Song” où il évoque son amour de la voix et invite une belle poignée d’artistes à se joindre à lui, dont Miossec (avec qui il co-écrit 2 titres) et Melody Gardot. A la même période est créé son Concerto pour Piano “Different Spaces” par Nicholas Angelich, Commande de l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, première pièce orchestrale d’envergure totalement écrite et sans improvisation, accueillie avec beaucoup d’enthousiasme et pour laquelle Baptiste est nommé aux Victoires de la Musique Classique 2014 en tant que Compositeur de l’année. Il développe cette nouvelle facette de son travail également dans le domaine de la musique de chambre : Quatuor à Cordes “Empreintes”, Sonate pour Flûte et Piano…

Après un album acoustique de ballades réalisé en duo avec le saxophoniste Mark Turner (“Dusk is a quiet place”, 2013), le jeune quadragénaire présenté par “Le Monde” comme “Une leçon, un modèle, la perfection de A à Z” revient en 2014 à l’art du trio avec “Hit”, avec à ses côtés le maître américain du groove Jeff Ballard.

En 2016, alors qu’il sort un projet totalement original mêlant jazz et musique classique autour de Kurt Weill avec la mezzo-soprano américaine Kate Lindsey (“Thousands of miles” acclamé par le “New-York Times”), il signe avec le prestigieux label Sony Music, dévoilant d’abord deux albums étonnants exprimant son amour des traditions sud-américaines, l’un en collaboration avec le percussioniste argentin Minino Garay (“Chimichurri”), et l’autre avec le saxophoniste afro-cubain new-yorkais Yosvany Terry (“Ancestral Memories”). De nombreux concerts suivent avec ces 3 projets en Amérique du Sud et aux Etats-Unis.

En 2018, en même temps qu’il devient “Artiste Steinway” et reçoit le prestigieux Echo Jazz Award en Allemagne dans la catégorie “Instrumentiste international-piano”, l’Orchestre Philharmonique de Radio-France crée sa première pièce symphonique “Hiatus et Turbulences”. A la fin de l’année est créée sa deuxième pièce pour piano et orchestre “L’air de rien”, Commande de l’Orchestre National d’Île-de-France, concert où il joue également pour la première fois le 1er Concerto de Mozart !

En novembre 2019, paraît son nouvel album “You’ve changed” : retour au piano solo presque 15 ans après le précédent sous ce format, et une incroyable série de duos avec des artistes tels que Joe Lovano, Avishai Cohen, Ibrahim Maalouf, Camélia Jordana…

Quelques-uns des musiciens avec qui il a joué et/ou travaillé (par ordre alphabétique) :
Jeanne Added, Nicholas Angelich, Jeff Ballard, Stephane Belmondo, André Ceccarelli, Natalie Dessay, Stefano Di Battista, Melody Gardot, Tom Harrell, Camélia Jordana, Angelique Kidjo, Bireli Lagrène, Brad Mehldau, Christophe Miossec, Milton Nascimento, Michel Portal, Enrico Rava, Aldo Romano, Vincent Segal, Archie Shepp, Mark Turner, Alexandre Tharaud, Jeff “Tain” Watts, Kenny Wheeler…

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