L’Orchestre de Pau Pays de Béarn reçoit Jean-Philippe Collard, piano, et Quentin Hindley, direction, pour trois concerts au Palais Beaumont les 17, 18 et 19 décembre 2015.

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Ouverture de Corolian
Concerto pour piano n°4
Symphonie n°7

Jean-Philippe Collard, piano
Quentin Hindley, direction

Jean-Philippe Collard

Jean-Philippe Collard

Jean-Philippe Collard, ® Bernard Martinez

Le 27 janvier 1948, à n’en pas douter, la fée musique rôdait aux alentours du berceau de Jean-Philippe Collard : élevé dans une maisonnée nombreuse et mélomane, le petit champenois a tôt fait de tomber sous le charme du rituel magique de la musique de chambre en famille. Si bien qu’à l’âge de dix ans, il quitte sa région natale pour gagner la capitale, sans prendre la mesure de ce qui l’attend : le Conservatoire national supérieur de Paris, la ronde des concours internationaux, huit années d’études sous la férule éclairée et exigeante de Pierre Sancan, avant d’être projeté sur le devant de la scène internationale…
Le pianiste français n’est néanmoins pas de ceux qui brandissent leurs titres et leurs protecteurs comme gages de leur talent : à peine fait-il allusion à la belle amitié qui l’a lié à Vladimir Horowitz, en ces années cruciales où se forge la maturité artistique. Du Maître, il tient le secret du chant profond et soutenu, qui fait de lui un virtuose du lyrisme en demi-teinte, de la confidence vibrante et chaleureuse.
Si ces vertus lui valent d’être un chantre sans égal des clairs-obscurs de la musique française (de Fauré à Saint-Saëns, Poulenc et Ravel), Jean-Philippe Collard n’en sert pas avec moins de fièvre et de panache les pages les plus ébouriffantes du répertoire pianistique.
Aujourd’hui fort d’une discographie de plus de soixante titres chez EMI Classics, Jean-Philippe Collard sillonne les grandes scènes musicales du vieux continent et d’Outre-Atlantique – de Carnegie Hall au Teatro Colon en passant par le Théâtre des Champs-Élysées et le Royal Albert Hall. Figure bien connue du public français, enfant chéri des États-Unis, il pourrait se targuer d’avoir joué avec le gotha des chefs et des orchestres à travers le monde.

Quentin Hindley

Quentin Hindley

Quentin Hindley

Quentin Hindley s’est formé au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) auprès du chef l’orchestre hongrois Zsolt Nagy. Il a reçu entre 2007 et 2012 les premiers prix de direction d’orchestre, d’orchestration, d’analyse, avant de se perfectionner avec Pierre Boulez, Paavo et Neeme Järvi, Susanna Mälkki, Jorma Panula et Michail Jurowski.

La saison 2014-2015 aura marqué une étape importante dans la carrière du jeune chef : concerts d’abonnement avec l’Orchestre National de Lyon et le pianiste Alexandre Tharaud, pour sa dernière saison en tant que chef résident, assistant de Leonard Slatkin ; débuts avec l’Orchestre National de Lille (« Gestes précis, battue fluide, main gauche libérée d’une métrique difficile et large panorama de contrastes, tous saisissants » – Crescendo-Magazine), l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, l’Orchestre Symphonique de Bretagne, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse, l’Orchestre Philharmonique de Marseille et l’Orchestre Régional de Basse-Normandie. Il a également été l’invité de l’Opéra de Lyon, en ouverture de la prestigieuse Biennale de la Danse. Plus récemment, le festival d’Aix-en-Provence l’a accueilli pour un travail d’assistant sur la première française du nouvel opéra pour enfants « Le Monstre du Labyrinthe » du compositeur britannique Jonathan Dove, donnée par l’Orchestre des Jeunes de la Méditerrannée sous la direction de Sir Simon Rattle.
Quentin Hindley ouvrira la saison 2015-2016 de l’Orchestre National de Lille avec deux concerts d’abonnement avant de rejoindre l’Orchestre d’Avignon pour ses débuts avec cette formation, puis l’Orchestre de l’Opéra de Toulon. Soucieux de transmettre la musique au plus grand nombre, et notamment aux plus jeunes, Quentin Hindley est régulièrement sollicité pour des concerts ‘Jeunes Publics’ et ce n’est donc pas un hasard si l’Opéra de Lille l’a invité en juin 2016 pour la première reprise du Monstre du Labyrinthe.

Au-delà des frontières françaises, Quentin Hindley a travaillé – entre autres – avec le Sinfonietta de Berlin, l’Orchestre Symphonique de Miskolc en Hongrie et l’Orchestre Philharmonique Janáček République tchèque. Il est également l’invité du Festival de Musiques Sacrées de Fribourg à l’automne 2015, pour un concert autour de l’œuvre de Thierry Escaich.

Altiste de formation, il a longtemps travaillé au sein de l’Orchestre de l’Opéra National de Paris.

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